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L'HISTOIRE DE LA MAGIE

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Jeu 10 Sep - 2:26
Magie et sorcellerie dans la préhistoire:

L’Aube des civilisations s’accompagne des premières œuvres d’une mystique liée à tout ce qui sera pour nous le témoignage de l’évolution culturelle : art, vie sociale et magie sont liés dans les premiers temps de l’humanité. S’il est tentant de chercher « ailleurs » les origines des premières initiations des hommes, c’est en tout cas dans la nature élémentaire de leur milieu  que ceux-ci firent leurs premiers pas dans ces domaines qui nous passionnent tant aujourd’hui. Ici commence notre histoire de la magie : quatre éléments qui ont pétri l’homme et que celui-ci pétrira à son tour.
Terre…Eau…Feu…Air
Et de la mystique : passion, interprétation, rêve, vie ou mort, temps et espace, seront les domaines privilégiés du questionnement des hommes pour les millénaires à venir. Illumination et transcendance seront ses voies pour y répondre. On constate dans les œuvres d’art du néolithique (et premières transformations de la matière brute et élémentaire)  qu’elles sont une transformation magique : la visualisation précède la matérialisation. La naissance du symbole permet la mise en relation d’éléments (terre-air-eau-feu). Mais c’est aussi la matérialisation de la présence d’idées visibles par tous qui se développe ici, et qui deviendra la magie des maçons, des monuments, de l’architecture, et des temples. Mais l’homme est aussi conscient d’avoir un destin, une place dans l’univers qui va au-delà de son passage sur terre. Ainsi il s’y prépare, et la magie sera jusqu’au moment de sa mort le contact avec cet inconnu. C’est donc avec la maîtrise des éléments et la volonté de prendre son destin en main et de construire son environnement que l’homme magicien aborde une nouvelle ère – historique celle-ci – (par opposition à la préhistoire) avec l’invention de l’écriture qui donnera une nouvelle dimension à toute son œuvre, gravant – sur de la pierre d’abord – ce souffle divin encore impalpable qu’était la parole.

Magie et sorcellerie dans l’antiquité:

À peine inventée, l’écriture gravera déjà sur la pierre les rituels magiques traditionnels de la civilisation de Sumer, nous faisant parvenir 7000 ans plus tard les messages de leurs dieux. Si l’on considère l’architecture sociale des anciennes civilisations, nous constatons que les groupements à vocation initiatiques en formaient le cœur. Aux époques antiques, l’initiation constitue un véritable métier et permet à l’initié de s’intégrer dans le corps social. Nul ne peut devenir roi sans avoir été initié. Ainsi il n’y a pas avant l’ère chrétienne de sociétés secrètes au sens où nous l’entendons actuellement; puisque les groupements initiatiques participent au gouvernement des royaumes. C’est on ne peut plus vrai en Egypte antique ou pendant des millénaires, Pharaon fut à la fois initié mystique, dieu vivant, et roi. Le Ka, principe magique de l’être, fluide vital, est sans doute resté une référence incontournable dans les explications actuelles de la magie. Sa manipulation se fait en parallèle avec celle des métaux (l’or le symbolise), le travail de la pierre (la plus haute et spirituelle des initiations) et l’origine de l’alchimie. Isis est alors La Déesse de La Magie et l’Egypte à son apogée. En Grèce antique; alors que les inventeurs de notre science et notre rationalisme étaient des initiés mystiques du plus haut degré (citons Euclide, Pytagore, Aristote), la magie était présente à la fois dans les pratiques religieuses, le pouvoir, la vie quotidienne et les cercles initiatiques dans lesquelles aujourd’hui nombre de sociétés secrètes veulent voir leurs origines. Les principales sont : Les Mystères d’Isis, les Mystères d’Eleusis et l’Ordre de Pythagore.
Éleusis : l’école des Mystères  
« Les épreuves rituelles tiennent une grande place dans les cérémonies d’Eleusis. On trouve déjà [dans les petits mystères] les purifications pas les quatre éléments, le feu, l’air, l’eau, et la terre. [...] À Éleusis, la purification par l’air était effectuée par la musique, les sons libérant l’âme des scories. Dans une autre forme, on évente le candidat avec un van; il s’agit de lui communiquer le souffle divin. » Christian Jacq
L’initiation aux grands mystères ne nous a pas laissé autant de documents, puisque le secret y était sérieusement pratiqué. « On faisait symboliquement descendre le candidat aux enfers ou un tribunal jugeait de sa conduite, et lorsqu’il avait reconnu ses fautes, il buvait l’eau de l’oubli et recevait de nouveaux vêtements qui marquaient son entrée dans la communauté des maîtres. »

Magie et sorcellerie au Moyen âge:

Les principes de la magie telle qu’elle fût pratiquée en Europe durant tout le Moyen âge trouvent leurs racines, dans la civilisation celtique. Aujourd’hui encore le symbolisme celte reste prédominant malgré deux millénaires d’ère chrétienne qui ont certes tenu le devant de la scène médiatique européenne et rempli nos bibliothèques d’enluminures, mais qui même s’ils ont construit leurs cathédrales sur les sites géologiques celtiques, ne se sont jamais approprié l’âme qui anime cette région du monde. Temps de conservation du savoir, de foi poussée dans les extrêmes d’une peur eschatologique globale ou les ordres monastiques frôlent sans cesse l’hérésie dans leur quête absolue de transformation et de purification qui s’achève souvent dans les athanors insensés des bûchers de l’inquisition. Durant cette période, l’église catholique se nourrit des rites et croyances païennes, souvent à ses risques et périls, comme en témoignent les multiples hérésies qui ont ébranlé ses principes mêmes, dans la recherche d’une vérité qui ne pouvait se passer de ses origines : la foi, qui loin d’être née avec l’église, se perpétuait toujours dans la méditation, la magie, l’exploration de soi et des mystères de l’existence, que ce soit avec ou sans la bénédiction papale. L’hérésie cathare témoigne de l’impossibilité pour l’Église d’assurer sa cohésion, en allant chercher ses maîtres en d’Orient (le mage Zoroastre et le manichéisme), ses références dans l’ésotérisme du passé païen, ses artisans dans les confréries occultes de bâtisseurs, et ses buts dans une morale initiatique plutôt que religieuse. L’Inquisition malgré tous les bûchers qu’elle aura allumés, n’y changera rien. Pendant ce temps dans les campagnes la sorcellerie continue d’exister et d’être pratiquée par des initiés souvent très discrets et dont les dons restent tus, transmis d’une génération à l’autre. Tout ceci n’est évidemment pas nouveau, mais les procès que l’inquisition a menés nous en donnent enfin des traces exploitables avec des témoignages et comptes rendus qui donnent de bonnes idées des pratiques de l’époque, pratiques finalement assez semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui. À la fin du Moyen âge, la sorcellerie et la magie contrairement à ce qu’en disent certaines versions vulgaires de l’histoire n’ont pas reculé durant l’apogée de l’ère chrétienne, mais ont continué d’évoluer, parfois à l’intérieur même des murs des églises. Tout était prêt pour prendre un nouvel envol lorsque le développement de l’imprimerie, des échanges, de l’économie et de la bourgeoisie annonce le début de la renaissance.

Magie et sorcellerie d’ailleurs:

Avant de nous intéresser à la renaissance, il nous faut faire un petit tour dans les régions éloignées du monde pour rappeler sans doute trop rapidement quelques exemples de traditions étrangères qui influenceront beaucoup notre culture par la suite. En effet toutes les traditions du monde nous parlent de magie, d’esprits, d’au-delà, de dieux, de mythes et d’histoires. Toutes influenceront bientôt l’occident avec leurs idées dont nous voyons bien qu’elles sont en rapport étroit avec les nôtres et que toutes parlent de quelque chose d’universel que nous pouvons chercher au choix :
*Dans les cieux,
*Dans une origine commune, par exemple atlantéenne,
*Dans la magie, partout identique mais partout foisonnante de diversité.
À l’origine des bouleversements de la religion antique iranienne, Zoroastre est une influence majeure du passage de la magie païenne, à celle d’un homme auteur de sa condition dans un système unifié par la dualité du Bien et du Mal, mais aussi de sa libération. Mage symboliquement placé a la croisée des chemins, sa religion n’est plus très pratiquée, mais il aura conditionné autant celles de l’orient que de l’occident (morale initiatique à l’origine de bien des hérésies). S’il est bien un endroit d’où les aventuriers européens sont revenus changés et avec de nouvelles inspirations, c’est bien d’Inde, chargés d’épices aux saveurs venues d’un autre monde, et riches d’une expérience mystique d’exception. Des antiques traditions païennes d’Himalaya aux pratiques fakiriques, de la religion brahmanique à la méditation, l’Inde nous a enrichi d’un sens du sacré véritablement remarquable. La mystique juive est intrinsèquement liée à la magie du Verbe, aux correspondances et analogies mathématiques qui organisent le monde. Son herméneutique la plus célèbre débouchera sur les multiples ramifications de la Kabbale. C’est sans aucun doute l’une des plus grandes sources d’inspiration de l’occulte contemporain occidental. C’est au Tibet, sur le toit du monde, que l’on trouve des pratiques mystiques et magiques parmi les plus reconnues et admirées, ce lieu magique par excellence préserve les secrets d’une sagesse à vocation sans aucun doute universelle.

Magie et sorcellerie à la Renaissance:

En occident, de nouveaux développements plus « intellectuels » attendent les initiations en tout genre, lorsque Kabbale, hermétisme, ésotérisme et sciences occultes deviennent une préoccupation accessible à de nouvelles classes sociales; lorsque la recherche d’un idéal, donc la nécessité d’une initiation se démocratise et trouve de nouvelles expressions. Comme son nom l’indique, la renaissance implique la redécouverte d’une vérité qui certes n’a pas changé, mais que l’on ne voyait plus, ou du moins je l’on revoit sous un jour nouveau. Comme dans l’histoire de l’assassinat du Maître Hiram que transmettent les francs-maçons, la Vérité n’est pas perdue mais morcelée, à l’image des livres qui se multiplient grâce à l’imprimerie, mais dont chacun semble être un peu moins qu’avant capable d’apporter les réponses. Chaque tradition possède une partie des secrets de la vie, partie elle-même morcelée entre ses membres. Le chercheur sincère reconstitue donc un puzzle dont il n’a plus que l’intuition qu’il pourrait devenir cohérent. C’est donc tout naturellement ailleurs que l’on va chercher les éléments manquants : dans les voyages, peut-être en Amérique ou en accumulant des connaissances de tous horizons. Ainsi commence-t-on a faire des synthèses, et à développer des notions plus intellectuelles : ésotérisme, symbolisme, Kabbale, hermétisme. Comprendre rationnellement la magie est manifestement un paradoxe confirmé par ces sciences qui l’étudient : le phénomène étudié est considéré par La Tradition comme d’essence supérieure à l’outil avec lequel on veut le saisir – sans par conséquent jamais pouvoir le faire -; mais puisqu’il a bien fallu se poser cette question paradoxale pour commencer d’y répondre, cette étude n’est sans doute pas vaine, et très certainement voulue par le phénomène même que l’on veut comprendre. Il est maintenant possible d’approcher Le Divin ou La Magie par la réflexion, parallèlement à la pratique de rites et méditations. C’est sur un nouveau rapport entre la pensée des hommes et la magie que se prépare l’ère contemporaine, son lot de changements matériels et mondialement subis, dont beaucoup se demandent encore de nos jours ou ils mèneront l’humanité.

Magie et sorcellerie contemporaines:

Alors même que l’on prétend que la science des lumières et la vie moderne et technologique ont fait reculer ou même discrédité les pratiques magiques, jamais la science et la technique n’auront autant été assujettis à l’occulte; et utilisés pour répondre aux questions que des dizaines de milliers d’années plus tôt les premiers magiciens semblent avoir inventées. L’un des événements marquant cette nouvelle époque dans l’histoire occulte est la création de la franc-maçonnerie en 1717. Non que la maçonnerie n’existe point avant, ni que sa relation avec l’occulte soit nouvelle, mais, ce qui est nouveau, c’est qu’il est désormais possible d’être maçon sans avoir jamais taillé la moindre pierre. La naissance de cette maçonnerie spéculative manifeste la séparation qui existe désormais entre initiation et pratique. Pour en apprendre d’avantage sur les ordres initiatiques : sociétés secrètes Avec cette séparation prend fin le temps où la magie était un élément de la vie quotidienne de chacun. La magie devient de plus en plus souvent une curiosité intellectuelle, comme un phénomène exotique : on parle de « paranormal« , et on commence à pratiquer le spiritisme en société dans les caves de Londres. On joue a se faire peur, et on y parvient souvent. On la tourne même en dérision, alors qu’elle est plus que jamais présente dans les arcanes du pouvoir, comme le manifesteront certains malheureux événements qui accompagneront l’avènement de l’impérialisme. En occident, les anciennes traditions chancellent dans leur rôle de gouverner les hommes comme elles l’avaient fait jusqu’alors… C’est un immense symbole qui bascule pour l’occident lorsque l’une des plus puissantes couronnes d’Europe tombe en 1789 sous la révolution française. Si l’on suppose une vocation d’architectes de la société aux francs-maçons, tout porte à croire que cet événement leur laissera de la place pour mettre en application certaines de leurs idées. L’impérialisme ne se développe pas sans accrocs, les campagnes Napoléoniennes, les champs de bataille de la première guerre mondiale, et les crimes commis pendant la seconde seront tous marqués du sceau de l’occulte. L’industrialisation de son coté nous aura fait découvrir la destruction de notre environnement. Le prix à payer pour le confort très relatif qu’elle offre; l’inquiétude quand à son avenir, les difficultés sociales de la vie qu’elle nous fait mener sont autant de raisons qui poussent de nombreuses personnes à exprimer de la souffrance et du désespoir. Beaucoup cherchent dans les extraterrestres, la violence, ou de grandes catastrophes les moyens de rompre avec cet apparent cul de sac.  De par sa nature même, la magie entend et réagit à cela. Loin de proposer un idéal qui n’a de toutes façons jamais cessé d’exister dans nos cœurs, elle reste derrière le voile, prête a confirmer au courageux chercheur que sa quête n’est pas vaine, et sa demande légitime. Les éléments sont toujours prêts à s’animer pour nous, et l’enchantement de notre monde reste ouvert pour nous dévoiler ses mystères et ses merveilles. Le monde comme nous l’avons vu jusqu’ici a beaucoup changé et changera encore en fonction de notre demande; ces changements sont effrayants comme ils l’ont toujours été; mais ils seront source de Révélation et d’Illumination comme ils le furent sans jamais faillir.

Magie et sorcellerie de demain:

La conception du monde de ces aborigènes basée autour du temps du rêve témoigne d’une tradition magique remontant aux plus lointaines origines et d’une continuité vierge d’influence étonnement remarquable de nos jours. Pourtant plus d’un mage ou d’un scientifiques ont été surpris de constater la richesse de leur cosmogonie, et ont pu faire nombre de parallèles qui ne lassent pas de nous surprendre.
Auraient-ils gardé quelques sources originelles sur les rapports de l’homme et la magie?
Lorsque l’on considère l’histoire de l’homme dans l’éternité ou elle résonne, l’inquiétude pour le lendemain se transforme en contemplation des cycles magiques du destin. Pour les hopis, la conservation de l’équilibre cosmique est plus qu’une activité rituelle, c’est une évidence quotidiennement reconduite.  Et que dire de ces « yeux qui regardent les étoiles », géantes statues de pierre érigée sur une île profondément perdue dans le pacifique?
La coutume veut qu’on en dise pas grand-chose de peur d’en dire n’importe-quoi.
Regardons-les… Puis contemplons avec elles.
L’avenir nous réserve bien des surprises, pourtant il est déjà là, et les sorciers et sorcières de demain, riches d’un héritage rempli d’autant de merveilles que de souffrances devront comme leurs prédécesseurs soulever avec détermination le voile des apparences pour prendre rendez-vous avez le destin, vers l’accomplissement d’eux-mêmes et de la vie.
Ange Noir
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